Nom : poli Prénom : marthe Ville : Ajaccio Coucou!..c'est Marthe J'ai 53 ans depuis peu. J'ai 4 enfants et 3 petits enfants que j'adore Ils sont toute ma Vie.On me dit sympa (si on le dit!!!) mais je crois que je suis aussi un peu dingo . J'habite à Ajaccio mais mon "oxygène" c'est mon petit village: Guagno. C'est là que se rattachent mes plus beaux souvenirs..Ecrivez moi des petits mots. .ça me ferait plaisir. Bises.A bientôt. Marthe and C° °+ NOUVEAU BLOG http://polimarthe.blog.club-corsica.com
Une superbe fête que nous ont, encore une fois offet, les pêcheurs d'Ajaccio. Cette année les pêcheurs et le monde de la pêche a été à l'honneur, car la st Erasme a été précédée , des régates impériales et du défi des ports de pêche (29 équipe de toute la France représentées)Merci au "pescadori in festa". pour les photos, merci à Alain Mesnier pour toutes les photos et à Michel Luccioni pour la photo de st Erasme
qui doit t'on incriminer à la lecture de cet article?..les "jeunes"(pas très malins!!!) sont sûrement moins responsables que les mains qui les ont "gentiment" armés...et les méthodes "sarkosistes" sont de plus en plus à dénoncer.
MENSUEL
N°105 - Juin 2008
Visite Virtuelle des locaux
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Par Antoine Albertini
FLNC Canal Gamins
Le 21 mars, la police interpellait plusieurs jeunes gens, soupçonnés d'avoir multiplié attentats et mitraillages à Ajaccio pendant six mois. Surprise : la fameuse "équipe d'Ajaccio" était en réalité composée de gamins sans véritables liens avec les nationalistes cagoulés. Itinéraire(s) d'enfants gâchés...
L'image a choqué la Corse : de jeunes hommes conduits masqués, pieds et poings liés, dans un avion en partance pour Paris, encadrés par des policiers. Sur les écrans de télévision, au JT de France 3, l'île découvre, stupéfaite, un FLNC d'un nouveau genre : le « canal gamins », une bande de post-adolescents qui a défrayé la chronique depuis l'automne en commettant - assure la justice - les attentats les plus spectaculaires de ces derniers mois.
Au total, dix mitraillages, plasticages, jets de grenade seraient à mettre à leur actif (voir encadré). Et une belle suée pour les responsables locaux de la sécurité.
L'enquête a commencé quelques semaines auparavant. Au début de l'année, la Sdat (sous-direction antiterroriste) reçoit un tuyau en béton. Pour élucider les attentats qui ont frappé Ajaccio, les policiers devraient s'intéresser de près à un box de parking situé à la résidence l'Orée des Bois, à Mezzavia, un quartier périphérique de la cité impériale. L'information est jugée sérieuse et les policiers décident de mettre en place un « dispo ». Plusieurs équipes de surveillance sont chargées de noter les allées et venues suspectes autour de la zone qu'on leur a indiquée. Moins de quinze jours plus tard, « l'équipe d'Ajaccio » est accrochée. Au petit matin du 21 mars, c'est le coup de filet. Les policiers pensaient dégringoler sur une équipe de militants aguerris. Ils découvrent une bande de copains égarés sur les chemins du militantisme clandestin.
Ils ont vingt ans, vivotent de petits emplois
Leur histoire remonte à l'automne 2007. Miné par les arrestations, le FLNC-UC a besoin de sang neuf pour faire monter la pression. Seulement voici : les candidats ne se bousculent pas au portillon et les militants déjà « en place » se savent étroitement surveillés. À l'aéroport de Campo dell'Oro où il est pompier volontaire, J.N. ronge son frein. Entré au FLNC un an auparavant, le jeune homme de 27 ans décide d'aborder un collègue. Faire partie du Front ? Pourquoi pas ? Le collègue avertit son frère, qui en parle à un copain, qui le fait savoir à un autre. En quelques semaines, la petite équipe est constituée. Le profil des candidats ? Une bande de copains dont plusieurs sont originaires du quartier d'Acqualonga, à Mezzavia, à deux pas de l'Orée des Bois. Ils ont 20 ans, vivotent de petits emplois souvent non déclarés, des « gosses » comme il en existe des centaines en Corse.
La politique, le nationalisme, ils le diront plus tard en garde à vue, ne les intéressent pas vraiment. Ce qui ne va pas les empêcher de montrer une certaine soif d'action. Pour toute formation, trois d'entre eux auront droit à une « classe verte » de deux heures dans un champ à quelques minutes d'Ajaccio. Le recruteur leur expose comment fabriquer un mélange explosif à partir d'engrais. Basta. Pour la formation politique, on verra plus tard.
L'« antimanuel » du militant
Ailleurs, des jeunes de leur âge auraient tiré la sonnette du ronchon du quartier ou se seraient saoulés en boîte en draguant les filles. En Corse, ils ont plastiqué, pour tromper l'ennui et s'évader d'un quotidien de petits boulots mal payés, pour se donner l'illusion d'être utiles... En Corse, ils vont mettre les policiers ajacciens sur les dents en plastiquant à tour de bras.
Leur QG, c'est le box de l'Orée des bois, une caverne d'Ali Baba où des mains anonymes ont entreposé en self-service la panoplie complète du ribellu : cagoules, pistolet-mitrailleur Uzi, Kalachnikov, une arme de poing, des bidons de chlorate et même d'anciens détonateurs italiens de la Seconde Guerre mondiale. Accéder au local ne pose vraiment de problèmes : en moins d'une semaine, la clé a été dupliquée et largement distribuée...
S'il ne s'était trouvé mêlé à une dose massive d'inconscience, l'amateurisme des apprentis cagoulés prêterait presque à sourire. C'est en tout cas ainsi qu'eux-mêmes présentent les choses aux enquêteurs. Après un attentat, c'est dans la voiture personnelle de sa mère que l'un d'eux vient récupérer ses « copains ». Un autre apparaît sur une bande-vidéo d'une caméra placée juste au-dessus de l'endroit où il pose un « paquet ». En revenant d'un mitraillage, la 205 prête à l'emploi qui stationne dans le box cale, moteur kaput. Un autre soir, c'est la moto qui sert aux attentats qui refuse de démarrer... Leur première opération aurait dû leur mettre la puce à l'oreille. Passée totalement inaperçue, même aux yeux des policiers, elle n'a été découverte que parce qu'ils en ont parlé en garde à vue et s'est soldée par un fiasco : le soir du 3 octobre, la veille de leur premier attentat « officiel », deux d'entre eux avaient tenté de mitrailler la façade du bâtiment des douanes, à Ajaccio. Peine perdue : la kalachnikov qu'ils utilisent s'enraye et une douille, éjectée, blesse même l'un d'eux à l'oeil. « C'est à se demander comment ils ont pu agir. Leur mode d'action, c'est l'antimanuel du militant » analyse un spécialiste de la question.
Une chose est certaine : dans le guide du parfait poseur de plastic, ils ont sauté le paragraphe « sécurité et discrétion ». Les décombres de leurs méfaits supposés fument encore que certains se mettent à parler, se vantent, laissent entendre à demi-mots qu'ils ne sont pas pour rien dans la vague d'attentats qui secoue Ajaccio. Jean-Marie P., alias « Jean-Ma » est de ceux-là. « Il a commencé à faire le cake » lâchera plus tard un de ses complices aux policiers. « Il se la jouait caïd » renchérira un autre.
LE FLNC-UC NE RÉPOND PLUS
Dans le petit groupe, l'ascension de ce jeune homme de 20 ans à peine et déjà père d'une petite fille de deux ans, a suscité quelques tensions. D'autant que « Jean-Ma » commence à fanfaronner, ce qui ne manque pas d'inquiéter les autres. « Tu verras, demain on parlera de moi dans le journal » se vante-t-il avant de commettre un attentat. Au cours d'un dîner chez des amis, alors que deux copains commentent un attentat commis deux jours avant et s'interrogent sur les dégâts causés par la bombe, il lâche, mystérieux : « Tu ne vas pas m'apprendre mon métier ! » Pressé d'en découdre, le jeune père de famille agit de plus en plus en solitaire, incontrôlable. Et il veut passer à la vitesse supérieure. Selon les dires de ses anciens « camarades de lutte », il aurait envisagé de jeter une grenade sur un fourgon de CRS occupé, mais il se heurte au refus des autres : pas question de risquer la vie de quelqu'un. Du coup, le voilà qui est soupçonné d'avoir balancé, en solo, la grenade qui atterrira dans le jardin de la préfecture de région, le 20 décembre. Idem pour le mitraillage de l'annexe du palais de justice d'Ajaccio, le 19 février dernier. Ce soir-là, il joue les cascadeurs, conduit d'une main et rafale de l'autre.
Courant février, depuis plusieurs semaines - N. - le recruteur, sent que la situation lui échappe. La preuve : après avoir revendiqué le 24 novembre les premiers attentats commis par les jeunes recrues, le FLNC-UC reste muet. Le signe d'un désaveu de la direction clandestine face à l'équipée sauvage des néo-militants ? Un aveu d'impuissance alors que les jeunes « mettent le paquet » ? Ou un lâchage en règle ?
Le délitement progressif de l'équipe et le travail d'investigation mené par les policiers feront le reste. En plusieurs semaines d'enquête, ces derniers ont accumulé les éléments, les dates, les noms, les lieux, les heures. Ils ont passé de longs jours à « faire l'environnement » des jeunes ajacciens, recenser leurs points de chute, passer en revue leurs fréquentations. Ils ont acquis la certitude qu'ils ont affaire à des amateurs, une bande de gamins perdus dans des costumes trop grands pour eux.
« JE N'AI AUCUN ENGAGEMENT NATIONALISTE »
En Corse, après trente années de bouillon de culture à la sauce plastic, ils trompaient leur ennui en « posant ». La politique ? Le nationalisme ? L'identité ? Le combat pour la sauvegarde du peuple corse ? À cent coudées de leurs préoccupations. « Le nationalisme, ce sont des types de quarante ans » explique l'un d'eux en garde à vue. « Je n'ai aucun engagement politique » confirme un autre.
Le parcours de G. est emblématique de cette errance. Entré dans la petite équipe dans le sillage de deux copains, il obtient, comme il le dit lui-même, son « brevet de passage » en plastiquant les locaux de la DDE le 20 décembre et en participant à l'attentat contre la caserne Battesti trois jours après. Trois semaines et quelques frissons plus tard, il met la sourdine. Maigre CV.
Le 24 mars dernier, après trois jours de garde à vue, le jeune homme se confie : « La peur de se faire prendre, la peur de tuer, cela m'a empêché de dormir tous les soirs [...] Le soir où j'ai avoué les faits [...] j'étais soulagé. »
Son dernier anniversaire, G. l'a fêté en prison début avril. Il a eu 19 ans.
10 attentats en six mois
5 octobre 2007
Mitraillage du bâtiment des douanes
14 novembre 2007
Mitraillage du TGI d'Ajaccio, Mitraillage de l'Urssaf
Novembre 2007
Attentat contre une villa
20 décembre 2007
Attentat contre les locaux de la DDE, Jet d'une grenade contre la préfecture de région
23 décembre 2007
Attentat contre la trésorerie générale d'Ajaccio, Attentat contre la caserne Battesti
12 janvier 2008
Mitraillage du TGI d'Ajaccio en centre-ville
19 février 2008
Mitraillage de l'annexe du TGI d'Ajaccio